Qu’est-ce qu’une crise existentielle?

      Une crise de croissance est une phase de croissance vécue difficilement et dangereusement. La crise à probablement lieu quand les prérequis de la phase de croissance ont été mal remplie. Une crise de croissance existentielle est alors une phase de croissance existentielle vécue difficilement et dangereusement.

       D’une certaine façon, certains défis, certains devoirs en rapports avec la réalité de nos désirs et de nos besoins sont parfois plus grands que nous ne pouvons faire et pourtant il est nécessaire et impératif de le faire sous peine de « briser », de ne plus Être réellement. Il faut alors pour en sortir Vivant réaliser ce qui nous est impossible. L’aide devient nécessaire pour pouvoir faire plus que notre mieux et il y a tout de même peu de garanties: il y a la garantie du choix.

Comment une phase de croissance spirituelle et existentielle devient-elle une crise ou se présente-t’elle en crise et pourquoi?

    Un élément de réponse serait les manques, les carences affectives et le manque de conscience (dans le sens de savoir ressenti) ou le manque de pouvoirs. Cela de pairs avec un mouvement d’évolution intérieur ou extérieur –comme la vie-, comme fonder une famille, s’engager en politique… etc. Ces forces de Soi et du monde « coince » la faiblesse souvent caché qui se met d’abord à « faire mal » puis entraine souvent des conséquences néfastes. C’est un peu ça un état de crise. À ce moment-là, et les forces en Soi et à l’extérieur se manifestent d’une manière qui nous est théoriquement impossible à maîtriser alors que la situation l’exige. Par contre, l’expérience démontre que l’issue n’est pas établie d’avance et que le choix personnel d’abord et le soutien de l’entourage sont des facteurs importants. Peut-être pour faire plus que soi, il faut être plus que soi et quoi de mieux que les autres pour nous aider à devenir plus?. C’est flagrant avec la phase de croissance de l’adolescence ou les forces en jeux amènent de nouveaux éléments et un impératif évolutif intérieur et extérieur que les jeunes vivent parfois en crise, en partie ou en totalité. C’est un des éléments que Boris Cyrulnique explore un peu dans ses livres. L’initiation saine est d’ailleurs une façon d’harmoniser le jeune qui la vie et de l’aider avec sa conscience et son cœur pour qu’ils correspondent à ses nouveaux besoins, désirs et pouvoirs.

     Les maladies sont peut-être parfois des conséquences de crises, petites ou grandes, physiques, émotionnelles, existentielle, collective ou/et individuelle. En ce sens, il est parfois difficile de distinguer la maladie d’un choix contextuel plus ou moins mal fondé biologique, psychologique ou/et existentiel. Les maladies me paraissent parfois « choisies » comme des moindres maux. Je mets choisit entre guillemet car ce n’est pas un choix libre et donc pas tout à fait un choix.

     Les crises de croissance émotionnelle et spirituelle sont souvent signées par une grande difficulté à suivre les exigences de la croissance en cours sur ces plans. Les individus dans de tels état ont certains points communs avec les individus souffrant de maladies mentales mais aussi des différences significatives. C’était d’ailleurs à une certaine époque interprété comme tel par les chamans et donc traité comme tel. Contrairement à la crise, lorsqu’il y à maladies, il y a parfois des dommages importants et difficiles voir théoriquement impossible à réparer. De plus, la crise à tout de même la particularité d’avoir une motivation de croissance et donc elle manifeste un désir et/ou un mouvement important d’arriver à l’étape suivante tant bien que mal alors elle porte cet espoir et cette force brute d’être. D’ailleurs je ne pense pas que toutes les maladies caches des crises ni que toutes les crises caches des maladies. Au contraire, je les crois bien distinctes même si chacune favorise la présence de l’autre. Je ne saurais expliquer pourquoi pour le moment, sinon que la maladie me parait un signe de déclin souvent ciblé alors que la crise est un signe de croissance souvent global avec des difficultés qui souvent se démarquent (c’est difficultés pourraient très bien être des maladies… ou pas).

     Pour conclure, je dirais que pour éviter les crises, cultiver la santé et l’affection et des vertus éthiques, prendre le temps de comprendre les conséquences de nos choix et avancer avec prudence est essentiel. Aussi avancer avant que ce soit nécessaire, c’est le principe de prévention : cultiver sa solidité et sa force sur tous les plans et régler nos petits bobos avant que ça devienne un problème et ainsi « prendre le taureau par les cornes » et « prendre les devant ». Après, en crise, c’est plus difficile et même décourageant par moment. De plus, si il y a crise malgré les efforts de préventions, ceux-ci ne sont pas perdu, loin de là, ils seront la première ressource et un référent intéressant pour grandir les ressources nécessaires et désirées pour retourner en état de phase plutôt que crise. Vivre c’est aussi croître alors s’opposer à notre croissance, ou celle d’un autre, c’est prendre un grand risque surtout quand des mouvements de croissance, malheureusement, se manifeste en état de crise.

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